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Les réserves de la biosphère sont des parties d’écosystèmes terrestres ou côtiers où citoyens, entreprises et gouvernements se sont engagés à vivre et à travailler davantage en harmonie avec la nature. C’est une nomination, décernée par l’UNESCO, soulignant qu’un territoire désire s’investir dans des principes de développement durable. La Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre propose des projets rassembleurs en faveur du développement durable, à la suite des recommandations issues de la collectivité. Une réserve de la biosphère est une zone choisie par un comité national, proposée par le pays où elle se trouve et désignée par l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) afin de faire la démonstration d’approches innovatrices pour vivre et travailler en harmonie avec la nature. L’ UNESCO reconnaît donc ces sites comme aires de démonstration. |
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Une réserve de la biosphère contient trois types de zones :
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Les trois fonctions d’une réserve de la biosphère sont :
La planification que supposent ces activités aide les résidents dans une réserve de la biosphère à identifier leurs propres besoins et à y répondre, à leur propre façon. Elle permet aussi d’obtenir le soutien étendu de tous les secteurs de la communauté ou des communautés associées à la réserve de la biosphère. Les réserves de la biosphère privilégient les démarches d'adhésion volontaire et les initiatives des collectivités en faveur des trois fonctions de la réserve.
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La région du Lac Saint-Pierre constitue l’une des composantes majeures de l’écosystème du Saint-Laurent. Elle fait partie des basses terres du Saint-Laurent mais y occupe une place unique. Son environnement exceptionnel recèle des trésors inestimables. L’érablière argentée, de plus en plus rare au Québec, est omniprésente dans la région et forme l’association arborescente dominante. On y retrouve la plus importante plaine d’inondation en eau douce au Québec. Au printemps, les eaux submergent plus de 7 000 ha de prairies naturelles, d’arbustes, de forêts riveraines et 4 000 ha de terres cultivées qui sont utilisées par plus de 800 000 oiseaux en période de migration printanière. C’est ce qui en fait la plus importante halte migratoire de la sauvagine dans tout l’Est du Canada. Au cours des cinquante dernières années, 70 % des marais ont disparu le long du Saint-Laurent. 20 % des marais restants se retrouvent au lac Saint-Pierre, soit une superficie de 8 000 ha. Les herbiers aquatiques occupent 6 200 ha et la faune y est très présente. Ils servent entre autres de support aux invertébrés, à l’alimentation et à la reproduction du poisson. On y dénombre la plus importante héronnière en Amérique du Nord au milieu des habitats protégés et reconnus comme site RAMSAR. Qui plus est, cet environnement exceptionnel côtoie chaque jour une foule d’activités humaines : l’agriculture, la chasse, la pêche, les aménagements fauniques, la villégiature, la plaisance, la navigation marchande, le commerce et l’industrie légère. Au cours de la dernière décennie, la région du Lac Saint-Pierre est l’endroit au Québec qui a le plus bénéficié de gestes de conservation des habitats fauniques. Ainsi, c’est plus de 15 000 000 $ qui y ont été investis en faveur de la conservation, et ce, principalement via l’acquisition et l’aménagement de terrains privés par les différents gouvernements et les organisations de conservation. Outre les caractéristiques énoncées précédemment, on y retrouve aussi :
Le territoire de la réserve de la biosphère est d’une superficie totale de 480 km2. Plus de 50 % des habitats de la faune y sont protégés par le biais d’acquisition à des fins de conservation. Les aires centrales d’une superficie totale de 3 135 ha sont composées de deux habitats, un insulaire et un côtier, tous deux essentiels à la région du Lac Saint-Pierre. Les zones tampons d’une superficie totale de 12 408,58 ha sont composées d’habitats insulaires et côtiers et sont toutes aussi importantes. D’une superficie totale de 32 456,42 ha, les aires de transitions bordent tout le pourtour du lac Saint-Pierre. Il est important de mentionner que le lac Saint-Pierre, c'est aussi :
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Le projet de reconnaissance de la région du Lac Saint-Pierre comme réserve de la biosphère fut initié au début des années 1990 par l’Office de tourisme « les vallées de l’archipel du lac Saint-Pierre ». La Société d'initiative et de conservation du Bas-Richelieu a pris le relai à compter de 1994. Dès le départ, le projet a fait l’objet d’une vaste consultation sous-régionale et a reçu l’aval de nombreux intervenants politiques et économiques de la grande région du Lac Saint-Pierre. Le projet fut priorisé par les trois régions administratives du Lac Saint-Pierre et présenté dans le cadre de l’ÉcoSommet1996, démarche mise en branle par le gouvernement du Québec. C’est à la suite de cette initiative que le projet fut retenu comme l’un des dossiers les plus porteurs d’avenir au Québec. |
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| Le mot « biosphère » signifie « sphère de vie », et représente toutes les parties vivantes de la planète Terre. Le mot « réserve » signifie qu’il s’agit d’une zone importante du monde qui a été reconnue pour ses qualités spéciales. L’UNESCO utilise un mot qui peut être traduit et peut être compris dans différents pays. L’utilisation de ce terme ne signifie pas que ces endroits sont soustraits à l’utilisation humaine et au développement - l’activité humaine et la santé des gens et des communautés font partie du programme des réserves de la biosphère. Ensemble, les mots « réserve de la biosphère » soulignent une zone spéciale de la biosphère où les gens font la démonstration de meilleures approches de la conservation et de l’utilisation durable des ressources. | ||||||||
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| Le lac Saint-Pierre constitue l'un des principaux composants des basses terres du Saint-Laurent. 90% du territoire est demeuré sauvage. Grâce à la richesse de sa zone humide, le territoire sert de halte aux oiseaux migrateurs. On a d'ailleurs pu y observer 288 espèces d'oiseaux résidents et migrateurs. Comme la région est traversée par l'une des voies navigables intérieures les plus empruntées au monde, la voie maritime du Saint-Laurent, située près d'un parc industriel achalandé, les principaux partenaires économiques ont été de rendre écologiques leurs méthodes avec l'adoption du plan d'action du Saint-Laurent. Aujourd'hui, la Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre rime avec environnement et économie. |
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