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Les réserves de la biosphère sont des parties d’écosystèmes terrestres ou côtiers où citoyens, entreprises et gouvernements se sont engagés à vivre et à travailler davantage en harmonie avec la nature. C’est une nomination, décernée par l’UNESCO, soulignant qu’un territoire désire s’investir dans des principes de développement durable. La Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre propose des projets rassembleurs en faveur du développement durable, à la suite des recommandations issues de la collectivité.

Une réserve de la biosphère est une zone choisie par un comité national, proposée par le pays où elle se trouve et désignée par l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) afin de faire la démonstration d’approches innovatrices pour vivre et travailler en harmonie avec la nature. L’ UNESCO reconnaît donc ces sites comme aires de démonstration.

Il existe plus de 500 réserves de la biosphère au monde, dont 15 au Canada et 4 au Québec, et chacune d’elle est typique de l’un des grands écosystèmes du monde. Dans les réserves canadiennes de la biosphère, installées dans sept provinces, chacune met l’accent sur la conservation, le développement durable et l’accroissement de la capacité des communautés à se développer. Des organisations ou des comités communautaires y coordonnent les activités locales. Dans la région du Lac-Saint-Pierre, c’est une coopérative de solidarité qui joue ce rôle. (Source : ACRB
)

 

Une réserve de la biosphère contient trois types de zones :

Une ou des aires centrales qui conservent d'importantes particularités et fonctions écologiques, où seules les activités de recherche ou de surveillance continue sont permises.


Une ou des zones tampons
dans lesquelles les usages pratiqués ne doivent pas perturber les zones protégées. (ex : observation et l’écotourisme).

Une aire de transition extérieure ou d'influence à l’intérieur de laquelle se pratiquent des activités humaines responsables à l’égard des ressources naturelles (agriculture, industries, habitations, etc.)


À la Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre, ces zones sont :



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Deux aires centrales


Le refuge d’oiseaux migrateurs de Nicolet
Le refuge faunique de la Grande-Île

Des zones tampons Baie des Ouines
Baie-du-Febvre/La Longue-Pointe
Baie-du-Febvre/Nicolet-Sud
Baie Lavallière
Commune de Baie-du-Febvre
Grande Île
Île à la Cavale
Île à la Perche
Île au Citron
Île aux Castors
Île aux Cochons
Île aux Raisins
Île de Grâce
Île de Grâce/La-Fabrique
Île de la Girodeau
Île de la Traverse
Île des Barques
Île aux Sables et Île Plate
Île aux Liards
Îles du Milieu et de la Commune
Île du Moine
Île Dupas
Île Lacroix
Île Lapierre
Île Ronde
Île Saint-Jean
Îlets Percés
Louiseville/Porte de la Mauricie
Pointe des Îlets
Saint-Barthélemy
Baie de Maskinongé
Réserve naturelle du Boisé-des-Sœurs-de-l’Assomption
Réserve naturelle du Boisé-du-Séminaire
Réserve écologique Marcel-Léger
Réserve écologique Léon-Provancher

Une aire de transition
ou d’influence
Limites des MRC entourant le lac Saint-Pierre
 

Les trois fonctions d’une réserve de la biosphère sont :

  • de contribuer à la conservation des paysages, des écosystèmes, des espèces et de la biodiversité;
  • d’encourager un développement économique et humain durable;
  • de fournir des moyens pour des projets de démonstration et des activités d’éducation et de formation, de recherche et de surveillance continue sur des problèmes locaux, régionaux, nationaux et mondiaux de conservation et de développement durable.

La planification que supposent ces activités aide les résidents dans une réserve de la biosphère à identifier leurs propres besoins et à y répondre, à leur propre façon. Elle permet aussi d’obtenir le soutien étendu de tous les secteurs de la communauté ou des communautés associées à la réserve de la biosphère.

Les réserves de la biosphère privilégient les démarches d'adhésion volontaire et les initiatives des collectivités en faveur des trois fonctions de la réserve.

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  © Christian Hart
 
http://www.biospherelac-st-pierre.qc.ca/images/accueil/photos/logomab.jpg Les réserves de la biosphère sont des sites établis par des pays participant au Programme MAB pour promouvoir la conservation de la biodiversité et le développement durable basé sur la participation des communautés locales et une science adaptée. Ce sont des lieux privilégiés pour expérimenter et développer des modèles innovateurs en matière de tourisme qui bénéficient aux habitants et préservent les cultures, la biodiversité et les valeurs qui leur sont attachées.
 
http://www.biospherelac-st-pierre.qc.ca/logo/logo_ramsar.jpg Le lac Saint-Pierre a reçu en 1998 la désignation de site RAMSAR en vertu de la Convention relative aux zones humides d'importance internationale. C'est au Canada que l'on retrouve les plus grandes superficies au monde de milieux humides désignés Sites RAMSAR, soit treize (13) millions d'hectares sur un total mondial de quatre-vingt-seize (96).

La région du Lac Saint-Pierre constitue l’une des composantes majeures de l’écosystème du Saint-Laurent. Elle fait partie des basses terres du Saint-Laurent mais y occupe une place unique. Son environnement exceptionnel recèle des trésors inestimables. L’érablière argentée, de plus en plus rare au Québec, est omniprésente dans la région et forme l’association arborescente dominante. On y retrouve la plus importante plaine d’inondation en eau douce au Québec. Au printemps, les eaux submergent plus de 7 000 ha de prairies naturelles, d’arbustes, de forêts riveraines et 4 000 ha de terres cultivées qui sont utilisées par plus de 800 000 oiseaux en période de migration printanière. C’est ce qui en fait la plus importante halte migratoire de la sauvagine dans tout l’Est du Canada. Au cours des cinquante dernières années, 70 % des marais ont disparu le long du Saint-Laurent. 20 % des marais restants se retrouvent au lac Saint-Pierre, soit une superficie de 8 000 ha. Les herbiers aquatiques occupent 6 200 ha et la faune y est très présente. Ils servent entre autres de support aux invertébrés, à l’alimentation et à la reproduction du poisson. On y dénombre la plus importante héronnière en Amérique du Nord au milieu des habitats protégés et reconnus comme site RAMSAR.

Qui plus est, cet environnement exceptionnel côtoie chaque jour une foule d’activités humaines : l’agriculture, la chasse, la pêche, les aménagements fauniques, la villégiature, la plaisance, la navigation marchande, le commerce et l’industrie légère. Au cours de la dernière décennie, la région du Lac Saint-Pierre est l’endroit au Québec qui a le plus bénéficié de gestes de conservation des habitats fauniques. Ainsi, c’est plus de 15 000 000 $ qui y ont été investis en faveur de la conservation, et ce, principalement via l’acquisition et l’aménagement de terrains privés par les différents gouvernements et les organisations de conservation.

Outre les caractéristiques énoncées précédemment, on y retrouve aussi :

  •  Un territoire demeuré à 90 % naturel;
  •  Le plus important archipel du Saint-Laurent avec 103 îles;
  •  20 % de tous les marais du Saint-Laurent;
  •  50 % des milieux humides du Saint-Laurent;
  •  27 espèces de plantes rares;
  •  79 espèces de poissons, dont 2 figurants sur la liste des espèces menacées;
  •  La plus importante halte migratoire de sauvagine du Saint-Laurent;
  •  288 espèces d’oiseaux observées, dont 116 considérées comme nicheuses;
  •  12 espèces d’oiseaux faisant partie de la liste des oiseaux menacés du Québec;
  •  Première halte migratoire printanière de l’Oie des Neiges sur le Saint-Laurent;
  •  Les plus importants gestes de conservation au Québec.

Le territoire de la réserve de la biosphère est d’une superficie totale de 480 km2. Plus de 50 % des habitats de la faune y sont protégés par le biais d’acquisition à des fins de conservation. Les aires centrales d’une superficie totale de 3 135 ha sont composées de deux habitats, un insulaire et un côtier, tous deux essentiels à la région du Lac Saint-Pierre. Les zones tampons d’une superficie totale de 12 408,58 ha sont composées d’habitats insulaires et côtiers et sont toutes aussi importantes. D’une superficie totale de 32 456,42 ha, les aires de transitions bordent tout le pourtour du lac Saint-Pierre. Il est important de mentionner que le lac Saint-Pierre, c'est aussi :

  • Le dernier bassin d'eau douce du Saint- Laurent;
  • La plus importante plaine d’inondation du Saint-Laurent;
  • Parmi 400 espèces d'oiseaux observées au Québec, 288 espèces (72%) ont été vues au lac Saint-Pierre et 167 y nichent;
  • La plus importante héronnière d'Amérique du Nord avec plus de 1300 nids dénombrés;
  • La première halte migratoire printanière de l’Oie des Neiges sur le Saint-Laurent.
     
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    © Christian Hart
 

Le projet de reconnaissance de la région du Lac Saint-Pierre comme réserve de la biosphère fut initié au début des années 1990 par l’Office de tourisme « les vallées de l’archipel du lac Saint-Pierre ». La Société d'initiative et de conservation du Bas-Richelieu a pris le relai à compter de 1994. Dès le départ, le projet a fait l’objet d’une vaste consultation sous-régionale et a reçu l’aval de nombreux intervenants politiques et économiques de la grande région du Lac Saint-Pierre.

Le projet fut priorisé par les trois régions administratives du Lac Saint-Pierre et présenté dans le cadre de l’ÉcoSommet1996, démarche mise en branle par le gouvernement du Québec. C’est à la suite de cette initiative que le projet fut retenu comme l’un des dossiers les plus porteurs d’avenir au Québec.

Ainsi, depuis le 9 novembre 2000, l’UNESCO a reconnu le Lac Saint-Pierre, au Québec, comme réserve de la biosphère. Six années d’efforts et une foi inébranlable envers des principes de développement durable ont fait qu’une vaste région tout entière a adhéré à un projet porteur des plus prometteurs au Québec.

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Le mot « biosphère » signifie « sphère de vie », et représente toutes les parties vivantes de la planète Terre. Le mot « réserve » signifie qu’il s’agit d’une zone importante du monde qui a été reconnue pour ses qualités spéciales. L’UNESCO utilise un mot qui peut être traduit et peut être compris dans différents pays. L’utilisation de ce terme ne signifie pas que ces endroits sont soustraits à l’utilisation humaine et au développement - l’activité humaine et la santé des gens et des communautés font partie du programme des réserves de la biosphère. Ensemble, les mots « réserve de la biosphère » soulignent une zone spéciale de la biosphère où les gens font la démonstration de meilleures approches de la conservation et de l’utilisation durable des ressources.
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Le lac Saint-Pierre constitue l'un des principaux composants des basses terres du Saint-Laurent. 90% du territoire est demeuré sauvage. Grâce à la richesse de sa zone humide, le territoire sert de halte aux oiseaux migrateurs.

On a d'ailleurs pu y observer 288 espèces d'oiseaux résidents et migrateurs. Comme la région est traversée par l'une des voies navigables intérieures les plus empruntées au monde, la voie maritime du Saint-Laurent, située près d'un parc industriel achalandé, les principaux partenaires économiques ont été de rendre écologiques leurs méthodes avec l'adoption du plan d'action du Saint-Laurent.

Aujourd'hui, la Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre rime avec environnement et économie.
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  ©  Normand Gariépy